‹Dishu› is a survey about contemporary calligraphic practices in Chinese public spaces, a photographic and video documentary project developed during summer 2011 in Beijing, Xi’an, Shanghai and Shenyang. In China cosmogony, the square or ‹di› represents the earth and the circle represents the sky; ‹shu› signifies book, writing by association. The expression ‹dishu› literaly means square calligraphy, i.e. earth calligraphy: practicing ephemeral calligraphy on the ground, using clear water as ink.
Very popular nowadays, this recent phenomenon appeared in the beginning of the 1990s in a park in the north of Beijing before spreading in most of major Chinese cities. Thousands of anonymous street calligraphers operate daily in parks and streets, the different pavements becoming a large paper surface. Displaying literature, poetry or aphorisms, these monumental letterings, ranging from static regular to highly cursive styles, convoke the whole body in a spontaneous dance and infinite formal renewals. The calligraphic practice corresponds to a research of self accomplishment or improvement, this improvement modifying our perception of the world.
This project was supported by the ‹Hors Les Murs› international program of the Institut Français, the cultural office of the French Foreign Affairs Ministry. In November 2011 in Utrecht, Netherlands, a workshop exploring strategies to invade public spaces through ephemeral lettering was the first attempt to spread the Chinese practice of ‹dishu› or water-based ground calligraphy made with giant foam brushes in an Occidental context. Each participant was invited to create his own writing tool and to make experiments following several lettering models optimized for street calligraphy. A comprehensive video is available on Impakt.nl association You Tube Channel that organized this event.
‹Dishu› est une étude sur les pratiques calligraphiques contemporaines dans l’espace public chinois, un documentaire photographique et vidéo développé pendant l’été 2011 à Pékin, Xi’an, Shanghai et Shenyang. Dans la cosmogonie chinoise ‹di›, le carré, représente la terre, par extension le sol (le cercle représentant le ciel, le sacré) et ‹shu› signifie livre donc par association écriture. L’expression ‹dishu› signifie donc litéralement écriture carrée, c’est-à-dire calligraphie sur la terre: pratiquer une écriture éphémère au sol en utilisant l’eau comme encre.
Aujourd’hui très populaire, ce phénomène récent apparait au début des années 1990 dans un parc du nord de Pékin avant de se développer dans l’ensemble de la Chine. Des milliers de calligraphes anonymes opèrent quotidiennement dans les parcs et les rues utilisant les différents sols pavés comme une immense feuille de papier. Littérature, poésie ou aphorismes, ces écritures monumentales, de la régulière à la cursive folle, convoquent l’ensemble du corps, danse spontanée et renouvellements formels infinis. Cette pratique calligraphique correspond à une recherche d’accomplissement ou de perfectionnement de soi, action provoquant une modification progressive de notre perception du monde.
Ce projet a été soutenu par le programme international ‹Hors Les Murs› de l’Institut Français. En novembre 2011 à Utrecht, Pays-Bas, un atelier intensif explorant des stratégies d’invasion de l’espace public à travers le lettrage éphémère a constitué une première tentative de diffusion la pratique chinoise du ‹dishu› ou calligraphie à l’eau sur le sol avec des pinceaux à pointe en mousse grand format dans un contexte occidental. Chaque participant fut invité à créer son propre outil d’écriture et à expérimenter différents modèles d‘écriture optimisés pour la calligraphie de rue. Une vidéo complète est disponible sur le Channel Youtube de l’association Impakt.nl organisant l’évènement.